Un peu d’histoire, celle de la Vendée et des Vendéens
On peut commencer « l’histoire » des Vendéens très tôt, dès la période néolithique. D’ailleurs, tout un chacun peut voir ces traces précoces de la présence humaine : nombreux sont les menhirs et les dolmens en Vendée. Les amateurs de vielles pierres pourront admirer le « roi des menhirs » qui se dresse fièrement dans le jardin derrière la mairie de la commune d’Avrillé, à 30 kilomètres au sud de La Roche sur Yon.
La période antique (des Celtes à la chute de l’Empire romain d’Occident)
Avant l’arrivée des Romains et la conquête de la Gaule par Jules César, cette partie du Bas Poitou fut occupée par des Celtes : les Pictons et quelques autres tribus celtes moins connues. Trop divisés pour faire face aux légions romaines, les Pictons préférèrent se rendre relativement vite, en comparaison d’autres tribus celtes de Gaule, comme les Vénètes plus au nord. Les Pictons aidèrent d’ailleurs les Romains en leur construisant une flotte qui servit à prendre les Vénètes à revers lors de l’affrontement entre les légions de César et les Vénètes. Une fois la paix établie en Gaule, les » Pictones » furent intégré à la Gaule Aquitaine. La période de paix qui s’ensuivit permit le développement des villes, du commerce et des voies de communication, puis de la diffusion du christianisme. Les villes les plus développées à l’époque se nommaient Fontenay-le-Comte, La-Mothe-Achard, Apremont, Aizenay ou encore Bélesbat, mystérieuse cité antique, aujourd’hui disparue.
Le Moyen-Âge historique (~500->~1500)
Après la chute de l’Empire romain d’Occident en 476, la Vendée passa successivement sous la tutelle des Wisigoths, puis des Francs avec la victoire de Clovis sur ces derniers en 507 et des Carolingiens à partir de 751 et jusqu’au Xe siècle. La dynastie carolingienne vit l’apparition de nombreuses abbayes le long du littoral, qui furent toutes détruites par les Vikings.
Par la suite, au cours de la première moitié du IXe sicècle (entre 799 et 845), la Vendée subit à maintes reprises la terreur des Vikings jusqu’à ce que ces derniers obtinssent la Normandie, puis de nouveau en 1017 avec le débarquement viking à Saint-Michel-en-l’Herm. Le développent de la région se poursuivit néanmoins par la suite avec la naissance de nouvelles abbayes comme celle de Maillezais et celle de La Grainetière aux Herbiers (XII-XIIIe siècle). La construction des premiers châteaux en pierre remplaça les mottes féodales et leurs fortifications en bois.
En 1157, le Poitou et la Vendée qui en faisait partie passèrent sous domination anglaise avec le mariage d’Aliénor d’Aquitaine, héritière des comtes du Poitou, avec Henri II Plantagenêt. Son fils, Richard Coeur de Lion qui lui succèda en 1189 et aimait la région du Poitou fit d’ailleurs de Talmont Saint Hilaire une de ses résidences et l’on peut encore y admirer les ruines de son château. Des visites, animations et spectacles y sont maintenant organisés. La région resta anglaise jusqu’à la bataille de Bouvines (1214) où Philippe Auguste, roi de France, battit la coalition menée par Jean sans Terre (frère de Richard Coeur de Lion) et Otton IV, empereur du Saint Empire Romain Germanique.
Moins touchée que le nord de la France par la Guerre de 100 ans, le littoral vendéen dût quand même subir les assauts des Anglais par les côtes. Une période de prospérité s’ensuivit et la Vendée se développa grâce à Louis XI, qui ordonna le développement du port des Sables d’Olonne, ainsi que grâce à la prospérité économique engendrée par la production des marais salants en plein essor.
L’époque moderne
Dès le début du XVIème siècle, le protestantisme se diffusa rapidement dans tout l’ouest de la France, accéléré par Calvin et son passage à Poitiers en 1534. Des pérsécutions s’ensuivirent rapidement en Vendée. Les troubles continuèrent jusqu’à la proclamation de l’Edit de Nantes par HenriIV, mais recommencèrent rapidement jusqu’à ce que Louis XIII vînt faire le siège de La Rochelle. Richelieu ordonna d’ailleurs le démantèlement de plusieurs châteaux comme Talmont ou Tiffauges à la suite de ces événements. Le cardinal connaîssait bien cet évêché puisqu’il était originaire du Haut Poitou. Le protestantisme fut d’ailleurs interdit plus tard lorsque Louis XIV révoqua l’Edit de Nantes. Les protestants vendéens durent continuer la pratique de leur culte dans la clandestinité.
Des sources plus précises sont disponibles en ligne sur le site suivant qui reprend l’œuvre d’histoire de Louis Brochet: la Vendée à travers les âges.
L’époque comtemporaine avec les guerres de Vendée (1793-1796)
Après la Révolution qui mit en place officiellement les départements français, la Vendée en tant que département fut créé. Le département prit le nom d’une rivière qui le traverse. Celle-ci passe au sud du département est un affluent de la Sèvre Niortaise.
C’est après la révolution, pendant la période de la Terreur de Ropespierre qu’éclatèrent les guerres de Vendée. Elles mirent à feu et à sang tout l’ouest du pays. Pour mieux comprendre ces guerres, vous pouvez visiter le musée de la Chabotterie, dédié à un héros vendéen : François-Athanase de Charette de la Contrie, dit Charette (voir les musées vendéens).
Après la période royaliste qui suivi la Révolution, la Vendée de la fin du 19ème siècle et du 20ème siècle se rattache à la République. Un homme politique célèbre, Georges Clemenceau, plusieurs fois Président du Conseil, est originaire d’ici. Vous pouvez d’ailleurs découvrir la maison où il fini sa vie à Saint-Vincent-sur-Jard. Dates et horaires d’ouverture sur le site des monuments nationaux: maison et histoire de Georges Clemenceau.
Pour ceux qui désirent des informations plus précises sur ce département sans pour autant lire un livre d’histoire entier, nous vous conseillons de parcourir l’article de Wikipedia sur le sujet: histoire de la Vendée.